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À propos de moi !

Après un Bac L, avec Options Latin, Grec et Musique, j’ai été acceptée dans le Lycée Henri IV à Paris. C’est un long et périlleux voyage de classe préparatoire littéraire qui commence en 2013. Après quelques difficultés initiales, j’ai trouvé ma voie grâce à l’Option Histoire-Géographie qui spécialise les élèves voulant approfondir leurs connaissances. On y apprend à analyser des cartes topographiques et à être incollable sur le territoire français. Refusée à l’écrit de l’Ecole Normale Supérieure de Lyon en 2015 (quoi que sous-admissible), j’ai refait une année, dans le jargon : j’ai khubé. J’en profite pour réaliser mes deux premières expériences en aménagement du territoire dans un cabinet d’urbaniste non loin de chez moi. Je découvre un milieu épatant, mais dénué à l’époque de beaucoup d’automatismes informatisés.

En khube, je découvre alors en programme de géographie la Chine, qui me passionne immédiatement. Cette fois, je passe à l’écrit, avec un 19 en géographie (merci la Chine !) et je me retrouve en difficulté à l’oral. Je réalise que malgré l’expérience exaltante de la prépa, je ne veux pas devenir enseignante ou chercheuse. Assez démoralisée, je dépose tout de même un dossier pour un master tout neuf à l’ENS, le master Géomatique - Géographies numériques. À l’époque je sais à peine utiliser un ordinateur, malgré les injonctions familiales. Ce master serait l’occasion de rattraper ce retard. Je suis prise à deux jours de la rentrée et je fais mes valises pour la Capitale des Gaules.

Le master est en réalité un partenariat avec l’Université Jean Monnet de Saint-Étienne et l’Université Lumière Lyon 2. Fondé à Saint-Étienne, c’est un master intense et très complet qui forme en profondeur à l’utilisation des logiciels SIG (gestion, traitements, visualisation, etc.), à la gestion de bases de données, à la délectable télédétection, à la programmation sous plusieurs langages. En même temps, c’est un master conscient du milieu professionnel, qui participe aux manifestations éminentes du monde du SIG, qui nous initie par des ateliers et des séminaires à l’environnement, à la ville intelligente, aux collectivités territoriales, mais aussi à la gestion de projets, aux marchés publics et au travail de groupe.

Autant dire que, de bout en bout, ce fut une expérience éprouvante, qui m’a extraite de force de ma zone de confort, qui m’a confrontée à mon ignorance et, en définitive, qui m’a poussée plus loin que ce que j’aurais pu imaginer.

En 2017, je réalise un stage à l’École des Mines de Saint-Étienne qui effectue une commande de la métropole de Saint-Étienne. La ville cherche à identifier les bâtiments les plus consommateurs d’énergie afin d’établir un plan de rénovation. Dans ce projet, je découvre des données extrêmement riches, je décrypte des documents d’urbanisme complexes pour retrouver les objectifs déjà en place. Je mène avec succès une enquête pour connaître les critères intéressant les différents organismes impliqués dans ce projet.

En 2018, je choisis de faire un stage dans la mairie de Prévessin-Moëns, une petite commune de 10 000 habitants, à 5 km de Genève. Élément clé du développement explosif du Pays de Gex, nouveau moteur du Genevois français, Prévessin-Moëns participe à la réalisation du plan local d’urbanisme intercommunal (PLUi) en créant elle-même son plan de zonage, confié à mes soins.

En parallèle, elle est confrontée à un grave problème de voirie. La plupart des voies privées créées lors de l’expansion pavillonnaire sont restées sans nom. Ce sont plus de 3 000 habitants dans 140 voies qui partagent l’adresse de leurs voisins, entraînant des troubles postaux, des difficultés de localisation et des errances pour les sapeurs-pompiers. Je conduis une procédure d’odonymie (nomination de voie) avec des représentants, bénévoles ou non, de chaque voie. À la fin de cette mission, je dessine un nouveau plan de ville mis à jour pour Prévessin-Moëns.

À Saint-Étienne, pendant ma première année de master, je commence les cours de chinois avec l’Association France-Chine de la Loire. Je continue les cours avec l’ENS de Lyon, l’année suivante lorsque les cours sont au campus de Bron. Je termine mon master après une soutenance sur les SIG et l’aménagement du territoire.

Je finis ainsi des études assez inhabituelles, de la littérature à la programmation, de l’analyse à la création de cartes. Jusqu’ici mon intérêt s’est porté vers l’aménagement du territoire, mais qui sait où ma curiosité m’emmènera.